Aven Iza 18/11

Aven Isa, le 18-11-17… Mais c’est qui Isa ?

 

 

Levée 7h.

 

Joffrey et moi entamons la mission commando. Il faut déjeuner, se préparer, préparer le casse-croûte et surtout rassembler les affaires qu’on n’a pas pu prévoir la veille.

 

[Pour info, la veille nous avons vu une pièce de théâtre sympa à Privas, qui s’appelle La tempête de Shakespeare. C’est un remake de son œuvre, assez amusant, le jeu des comédiens est bof mais c’est quand même à voir pour la mise en scène. Je vous la conseille J]

 

Stéphane nous envoie un petit sms pour nous dire de venir 10 minutes plus tôt… Merde, on est déjà en retard !

 

 

A Privas, on perd une personne en route. Joshua ne vient plus. Alors c’est avec Nathalie et Stéphane que nous récupérons Kako à Voguë pour rejoindre Quentin au parking de l’aven à Vallon. Céline n’est pas encore arrivée.

 

Tout le monde s’équipe, en plein courant d’air et pleine battue ! Parfait ! On se pèle le jonc alors on se dépêche.

Stéphane, comme à son habitude, vient gentiment me tripoter le baudard ! Après tout, faut bien checker les nouveaux !

J’veux pas balancer mais il commence aussi à s’impatienter car tout le monde est prêt et Céline n’arrive pas. Il songe finalement à partir sans elle quand elle montre le bout de sa voiture. Elle s’équipe rapidement et nous voilà partis à la recherche de l’aven… Oui ! Vous avez bien lu, à sa recherche… Parce que visiblement, Isa est en mouvement perpétuel, il faut sans cesse lui courir après et les chemins ne sont jamais les mêmes pour la trouver ! Il faut pousser les buissons, braver des torrents de ronces pour finir sur un sentier qui, en fait, commençait 30m plus loin que notre passage de sanglier… Merci les gars. Elle a bon dos Isa.

 

 

 

Nous arrivons donc devant ce bout de rocher troué.

 

Quentin attache sa corde à un arbre car c’est lui qui équipe : « Quentin ?! Tu es sûr que l’arbre ne va pas se déraciner ?! Même Kako elle trouve que t’as pris des cuisses ! ».

Si on m’avait dit que la fente à Isa faisait tout juste la largeur de Quentin, je crois que je ne serais pas venue. Non mais sans déconner, j’ai utilisé deux fois mon descendeur et j’me retrouve à le poser dans un trou sec avec du gravier. S’il vous plaît ?! Il est où le gros sel ?! Tous les centimètres j’me tape la tête, les genoux, les coudes, je me râpe même les doigts…

Une fois tapé dans l’fond, on se retrouve au milieu de concrétions tellement magnifiques que c’en est magique !

Isa nous fait découvrir ses méandres grâce à une main courante où tout le monde avance en opposition, pour les plus téméraires les pieds sur des nuages de calcite et pour les moins fous, les deux pieds appuyés d’un côté et le cul assis de l’autre !

Jolie Isa s’ouvre enfin à nous. Elle devient un peu plus humide et s’élargit. Cette grande salle concrétionnée est splendide ! Nous nous y arrêtons pour manger car il est passé midi.

Après le repas, nous allons découvrir les quelques endroits magnifiques qu’elle détient. On y découvre des fistuleuses très longues dont on ne voit pas le début, des murs entiers d’excentriques, des draperies dont Kako nous joue la symphonie, des petits gours plein de joyaux qui brillent de mille feux !

Les excentriques… C’est la première fois que j’en vois. Telle une novice, je demande donc avec plein de joie comment se forme-t-elle ? Certains me répondent que ce sont des courants d’air qui les font voyager de cette façon, d’autres disent que les bactéries y sont aussi pour quelque chose. Puis il y a Stéphane… Dans toute sa splendeur qui nous raconte une histoire de pénis à dormir debout.

 

 

Ouh la gadoue, la gadoue, la gadoue, ouh la gadoue ! De la boue sous nos pieds. De la boue sur les mains…

Ma mère disait toujours « jeux de mains, jeux de vilains ». Elle a effectivement raison, je peux dire « maman tu avais raison ! », j’ai voulu joué, j’ai voulu m’essuyer les mains sur le délicat visage de Quentin et j’ai perdu. Quentin plonge ses gants dans la glaise et en prend un tas, il me coince dos à lui et me noie dans ses mains ! Je me retrouve badigeonner, sur le front, les sourcils, la bouche, les dents, les narines jusqu’aux poils de nez, les oreilles, le menton… Qu’est-ce qu’il est vaillant ce Quentin, s’en prendre à plus faible que lui… !

Nous entamons le retour après avoir rempli nos yeux de ces inoubliables beautés sous terraines… Et de glaise.

 

Retour dans cette fente sèche et étroite où c’est la galère pour monter (heureusement, je ne suis pas bien large, clin d’oeil à certains). Isa nous recrache comme une vulgaire mycose et nous demande de ne plus revenir tellement elle a entendu d’obscénités pendant notre visite.

 

Nous rentrons aux voitures. Isa a encore bougé pendant notre présence en elle… Le chemin n’est pas le même qu’à l’allé… Qu’est-ce qu’elle est bonne cette Isa ! J’crois que je n’en connaîtrai jamais une autre comme elle !

 

Alors vivement la prochaine cavité !

 

 

 

 

 

Je crois que je n’ai pas besoin de signer… Tout le monde aura compris qu’avec des cochonneries pareilles, ça ne peut être que Coralie…

 

 

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